AVERTISSEMENT :
Cette page contient des images de nus artistiques
ne s'adressant pas à un jeune public.
Merci d'en tenir compte.
LES SERIES NUDUM CORPUS
SONT A RETROUVER
SUR LA PAGE ANNEXE DU SITE :
https://karine-chavas-nudum-corpus.jimdosite.com/
Cliquez sur ce lien pour les voir en intégralité
(cette page ne contenant que quelques extraits).
Plénitude et néant : un travail sur le corps qui le souligne et le révèle tout autant qu'il l'efface par sa mouvance et pour ce qu'il n'est plus. Ni obscène, ni sacré, rester sur la corde et estomper nos propres préjugés.
Un travail en autoportrait et en introspection qui ajoute aux difficultés techniques mais offre la possibilité de pouvoir prendre son temps, expérimenter, plonger dans les tréfonds de notre inconscient...
"De la nécessité d’habiter poétiquement la terre." Friedrich Hölderlin
...de la nécessité d'habiter poétiquement
notre corps, de reconnaitre à travers lui l'expression du primitif, de l'humble, du beau et de l'Universel. Etonnement aujourd'hui les espaces pour le faire se ferment, la censure revient, le
corps des femmes se couvre. C’est leur droit, tout comme le droit de le montrer et de s’interroger dessus devrait perdurer.
Le nu artistique comme acte de résistance
?
...et peut-être qu' "il n'y a pas de temps. Le seul but du monde ou du corps serait de nous enseigner qu'il n'y a pas de monde ni de corps. Mais on ne peut pas apprendre cela sans être ici
dans le corps. Il s'agit alors de ne pas nier l'expérience physique ni le corps mais juste de tenter de les regarder différemment." K. Wapnick.
Plénitude et néant...
"Je suis le proscrit qui se voile, Qui songe, et chante, loin du bruit" Victor Hugo.
" On est des étincelles perdues, de la poussière d’étoile et de boue, l’espace entre deux doigts qui claquent, la distance entre le rien et le rien…" Thomas Vinau
"Si c'était le voile du temps qui se déchire, la cage du corps qui se brise, si c'était l'autre naissance ?" Philippe Jacottet.
"Chaque mot fait exister quelque chose. Prononce-moi." Thomas Vinau.
"Maintenant enfin nous nous rencontrons. Nous n'étions pas si différents vous et moi." Jeff Foster
La réalisation de cette série a débutée au commencement de la guerre en Ukraine. Son titre ne signifie pas tant abandonner avec l’idée sous-jacente de l’échec, mais plutôt déposer les armes et revenir à l’état de paix et de confiance, antérieur au conflit, qu’il soit mondial ou intérieur. L’état de l’abandon véritable.
Ce travail, tout comme les autres séries de Nudum Corpus, a été réalisé en autoportrait, ajoutant aux difficultés techniques mais offrant la possibilité de pouvoir prendre son temps, nuancer, expérimenter, se tromper et creuser encore.
A la prise de vue s’ajoute un post-traitement numérique permettant d'emmener l'image vers une approche plus symbolique.
Que décide-t-on de voir ? Une forme de souffrance et d’enchevêtrement, tel un corps à corde tourmenté, ou bien une passion contemplative plus sereine et lumineuse ? L’ambiance du clair-obscur est idéale pour créer, non pas cette ambivalence, mais plutôt, cette forme de dialogue : à travers nos ombres, laisser filtrer la clarté - par la chair, insuffler l’esprit - de la matière glisser vers le subtil et faire entrer par nos fêlures et les vicissitudes du corps un souffle redevenu plus extatique et apaisé à la fois.
A découvrir sur la page annexe : https://karine-chavas-nudum-corpus.jimdosite.com/
"Le corps, il est tout de suite trop. Trop d’insistance, trop d’infiniment petit." Philippe Jacottet.
"L'âme, ce fruit immatérialisé du corps, peut bien après tout, s'il ne tombe pas, être enlevé dans une cueillette divine." Edmond Thiaudière.
"... que l'infernale épaisseur des jours sans grâce n'est peut-être qu'un fin, très fin rideau de tulle noir que le souffle d'une lumière, déjà, écarte." Christian Bobin.